Comment gérer sa colère ?

Certaines personnes ont des difficultés à gérer leur colère, ou, à l’inverse, ont l’impression d’être entourées de personnes enragées. Elles ne savent pas quoi faire lorsqu’elles sont en colère ou lorsqu’elles sont tellement fâchées qu’elles ont envie d’éclater de colère. Nous allons vous expliquer comment gérer efficacement votre colère.

1) Attendre !

Attendre est la première chose à faire avant de dire des paroles méchantes ou avant d’écrire des commentaires méchants sur une publication qui nous contrarie, avant que l’on « freak out » ou avant que l’on brise quelque chose. Aussitôt que l’on sent la chaleur monter, il faut faire taire sa tête. Il faut que l’on s’entraine à faire cela.

En psychologie, on parle de stimulus et de réponse. Les gens qui ont de grandes difficultés avec leurs relations, avec leur carrière, ou avec le chemin qu’ils souhaitent suivre, sont trop impulsifs. Ils sont toujours en train de réagir et ils justifient ces réactions en accusant les autres. Personne ne peut vous faire sentir quoi que ce soit sans votre consentement. Vous êtes responsable de vous-même, le monde autour de vous n’a pas à être responsable pour vous, c’est votre job.

Il est donc important de développer cette habileté à attendre quand la colère monte avant de réagir. Parce que la plupart du temps, la colère vient d’une partie impulsive de nous qui réagit à notre environnement.

La colère vient en fait de la partie que j’appelle « dramatique » de notre cerveau (vous savez de quelle partie je parle), parce que la plupart des colères sont simplement dues à une mauvaise gestion de notre esprit. Et notre égo vient s’en mêler et dit « Comment as-tu pu oser ! ». Ensuite, nous crions après la personne contre laquelle nous sommes en colère.

Notre égo possède un rapport avec nos petites sautes d’humeur. Cela arrive souvent quand les choses ne tournent pas comme nous le souhaitons. Par exemple, lorsque nous voulons calmer notre enfant, nous lui demandons « Qui est le parent ? ».

Notre égo nous fait parfois croire que c’est personnel alors que ça ne l’est pas. Souvent, l’autre personne ne pensait même pas à nous, ou ses propos ne s’appliquaient même pas à nous. On a compris que c’était dirigé vers nous, alors que ça n’avait rien à voir avec nous.

Souvent, la colère ne vient pas vraiment de ce qui se passe dans le contexte actuel, mais cela vient plutôt d’une vieille blessure, d’une vieille histoire, ou d’une vieille préoccupation. On se demande si l’on est assez respecté ou si les autres se préoccupent assez de nous. Tout cela provient encore une fois de notre égo (conscience de l’enfant–drama mind).

C’est donc une question de perspective. Lorsque l’on voyage, on voit beaucoup de gens pauvres, qui vivent dans la misère (bien souvent, on n’a pas besoin d’aller très loin pour voir la misère). Quand on voit cela, on réalise souvent que nos problèmes ne sont pas si graves que cela et la colère disparaît.

Par conséquent, si vous êtes une personne qui est constamment en colère, c’est que vous êtes une victime de votre « drama mind ». Vous avez le pouvoir d’arrêter cela. Et la meilleure façon de l’
arrêter, c’est d’attendre. Vous devez élargir le laps de temps entre le stimulus et la réaction. Ce n’est donc pas la « drama mind » ou l’impulsivité, mais bien l’intention qui contrôle la colère.

Il faut penser à nouveau à l’exemple donné précédemment, celui de l’enfant et du parent. Il est nécessaire d’agir en adulte, pas en enfant, car un enfant est impulsif. Si l’on n’apprend pas à anticiper ce qui va se passer et à ajuster son comportement en conséquence, c’est que l’on est encore un enfant.

Donc, il faut attendre pour vraiment comprendre ce qu’il se passe au lieu de réagir immédiatement.

2) Se questionner

Il est nécessaire de se questionner pour savoir d’où vient la colère et pourquoi certaines choses nous énervent à ce point. En effet, ce questionnement est important, car ces choses se reproduiront encore à l’avenir. Parce que lorsque l’on finit par trouver ce qui déclenche ce sentiment de colère, on est en contrôle. On sait quand la colère commence à monter et l’on peut la maitriser et la laisser passer, parce que l’on comprend et que la compréhension s’acquiert grâce à un grand niveau de pouvoir émotionnel.

3) Technique efficace pour les personnes qui ne peuvent pas attendre lorsqu’elles sont fâchées

Lorsque l’on sent la colère monter, il faut se demander comment la meilleure version de soi-même réagirait dans cette situation. Il faut mettre la barre haute, augmenter ses attentes et choisir de répondre avec amour, avec grâce, avec confiance, avec un sentiment de paix, en étant centré. Il faut être fier de soi après, parce que l’on sait que si l’on réagit trop vite et trop fort, on va faire ou dire des choses que l’on va regretter et que cela va simplement envenimer la situation.

Vous êtes capable de le faire, d’être maître de vous-même et de vos actions. On peut choisir à partir de maintenant de faire de meilleurs choix et de réagir différemment à notre environnement. On ne contrôle pas toujours ce qui nous arrive, mais on peut contrôler comment on y réagit. Donc, au lieu de donner de la force ou de l’attention à votre colère, tentez plutôt de la changer en compassion et vous allez voir que cela a beaucoup plus de pouvoir.

4) Le bien-être

Quelle est la solution qui aiderait mon bien-être et celui des autres, qui ferait que l’autre comprenne mieux mon point de vue, au lieu de se fâcher avec l’autre personne ? Et comment faire passer mon message plus efficacement ? Parce que lorsqu’on ne fait que crier après l’autre, ça ne permet pas de faire passer le message. Il faut inspirer l’autre personne à bien agir, à comprendre son point de vue même si l’on est fâché pour de bonnes raisons. Il faut essayer d’être un modèle pour l’autre.

Par conséquent, la prochaine fois que la colère montera en vous, essayez d’utiliser ce temps pour faire mieux, pour inspirer. Utilisez ce moment pour démontrer que vous êtes une bonne personne, que vous êtes un adulte. Et à mesure que vous réussissez à gérer votre colère avec douceur et calme, vous allez commencer à vous sentir plus fort, bien plus fort que lorsque vous réagissez par la force et la rage.

Showing 8 comments
  • Ines
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    Bonjour , c’était très intéressant ce thème tombe à point ! Il faut vraiment que je me calme car des fois je m’énerve pour pas grands choses . Cette vidéo va m’aider c’est clair , je veux vraiment faire des progrès et m’améliorer . Merci encore

    • Karine Ruel
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      Bonjour Ines,

      Je suis ravie de savoir que mes petits trucs pourront t’aider. Ce ne sera sûrement pas facile la première fois mais si tu persistes, tu arriveras à gérer sainement ces petits excès de colère 🙂

      Merci à toi pour ton partage! Xx

  • Celine Gil rousseau
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    Pour faire passer mes colères je respire et je prie.

    • Karine Ruel
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      Bonjour Celine,

      Ce sont deux excellents conseils qui sauront sûrement aider d’autres personnes! Je te remercie d’avoir pris le temps de nous les partager! 🙂 Xx

  • Suzanne Duchesneau
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    ….. là où ma colère ressurgit le plus souvent c’est lorsque l’on recherche approbation pour tout et rien au-delà d’être et de s’exprimer clairement …. être …. au-delà de l’harmonie à tout prix, plaire pour plaire …. Loin du sens de fierté, plutôt orgueil mal placé plus souvent qu’autrement …… Souvent même au point de ne pas donner le crédit qui revient à l’autre croyant perdre eux-mêmes quelque chose …. ne savent pas s’affirmer et surtout pas affirmer les forces de l’autre …. Vous conviendrez que notre société est formée de trop de ces envieux, complexés (discernement versus jugement …..)

    • Karine Ruel
      Répondre

      Bonjour Suzanne,

      Merci pour votre partage. Nous sommes tous différents donc c’est tout a fait normal que certaines situations nous affectent plus que d’autres. Voilà pourquoi il est important de faire une introspection et noter ce qui déclenche la colère en nous pour ensuite être capable d’anticiper ces situations et d’y réagir de façon saine.

  • Carole
    Répondre

    J’ai retenu: de respirer (attendre) et se demander qui est l’adulte. Pour arrêter de se fâcher en voiture, mon conjoint. lorsqu’il se fait couper par une voiture rouge par exemple, il dit: « Ah ben, il a le droit de me couper lui, il a une voiture rouge ». Et ça fonctionne!
    Maintenant, aller prendre l’air, c’est peut-être une bonne option pour la personne fâchée, mais pour la personne qui essayait d’avoir une conversation ou de faire passer son point, c’est vu comme une fuite, non?

    • Karine Ruel
      Répondre

      Bonjour Carole,

      J’adore ce petit truc! Rajouter un brin d’humour dans une situation fâcheuse est un excellent moyen de changer son niveau d’énergie.

      Allez prendre l’air en plein milieu d’une conversation peut être perçu comme une fuite, oui. Tout dépend du niveau d’intensité de la conversation et si la personne à pour intention de revenir après s’être calmer ou non.

      Je pense que lorsque deux personnes sont rendues trop loin dans l’émotion et rendues au point de se crier des bêtises et dire des choses qu’ils ne pensent pas, il vaut mieux faire une pause, aller se calmer MAIS il faut absolument revenir vers l’autre après et en parler pour conclure cette conversation de façon saine et arriver à une entente mutuel. Tenter d’avoir une conversation quand les deux personnes sont trop en colère ne mène souvent à rien. Vaut mieux se calmer et en discuter calmement après 🙂

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